Vivons.

Mon éxutoire à moi, c’est l’écriture. Habituellement je ne partage pas mes écrits. Je suis le genre de fille à tout garder pour elle, face aux autres je suis totalement impassible. Incapable d’exprimer le moindre sentiment, parfaitement maître de moi-même, telle une machine pré-programmée. Et pourtant aujourd’hui je vais me mettre à nue devant vous, parce que mon coeur vole en éclats.

Un jour, une personne qui m’est chère m’a dit : « J’aimerais bien entrer dans ta tête et savoir à quoi tu penses, ce que tu caches. » Je lui ai répondu qu’il ne fallait mieux pas, que c’était un véritable bordel. Ce qui va suivre est une partie de ce bordel. Mes mots seront sûrement désordonnés, tout autant que mes maux.

J’ai la chance de pouvoir m’exprimer, et pourtant je me bloque, je continue de me refermer sur moi-même. Mais aujourd’hui tout ça c’est terminé, j’ai décidé de m’ouvrir, de partager mes joies et mes peines parce que certains ne le peuvent pas. Pas encore. Je pense notamment à cette jeune femme qui m’a écrit hier matin. Ses mots m’ont profondément touchés, à tel point que j’en ai versé quelques larmes. Je ne la connais pas personnellement, on parle de temps en temps mais ça s’arrête toujours là. Mais pas aujourd’hui. Le virtuel devient réel. J’aimerais traverser cet écran pour être à côté d’elle, la serrer dans mes bras et la soutenir jusqu’au bout.

Pour certains c’est normal, pour d’autres c’est incompréhensible. Mais vous savez, depuis la mort d’un ami il y a cinq ans de cela, il m’était impossible de pleurer -à une seule exception près- que ce soit seule ou devant quelqu’un. Tout cela change depuis quelques semaines, je suis perdue, totalement déboussolée, envahie par des émotions que j’avais oubliées. Mais je m’ouvre, du mieux que je peux, et je revis. Ce tas d’émotions n’est pas toujours facile à gérer, et encore moins quand on a passer des années avec une armure de diamants sur le dos, j’étais intouchable. Mais ça me fais un bien fou de pouvoir la retirer, elle devenait tellement lourde. On m’a souvent demandé d’où je tenais ma force et mon état d’esprit actuel, tout ça vient de mon passé, des atrocités que j’ai vu et qui m’ont hantées. De la mort qui se fait très présente autour de moi et qui m’a épargnée de nombreuses fois. Elle rôde, elle me nargue, elle attaque ceux que j’aime et elle me laisse, là, seule. Une vie en solitaire.

Et c’est pour cela que j’ai décidé de vivre, et non de survivre. Je me suis rendue compte très jeune que la vie est précieuse, elle ne tient qu’à un fil. Un fil qui peut rompre à tout moment. Tout peut s’arrêter demain. Les évènements tragiques de ce 13 novembre nous l’ont encore prouvés, pour notre plus grand malheur. Mais tout comme après Charlie Hebdo, je continue de vivre.

Rien au monde ne m’empêchera de m’exprimer, d’écrire, de rire aux éclats, de boire un café en terasse tout en fumant une cigarette, de bouffer les mots des bouquins, de danser, d’aller voir mes artistes préférés en concert, de dessiner, de réaliser mes rêves, d’aimer mon pays et d’aimer tout simplement. C’est l’amour, l’amour avec un grand A qui m’anime. Comment pourrais-je vivre sans ? L’Amour est beau, l’Amour est grand, il est parfois douloureux, parfois surprenant mais il restera toujours magique.

La plupart diront que je suis bien trop utopiste, mais c’est moi. On ne me changera pas.

Mon coeur n’a aucune place pour la haine.

Aimons-nous.

Moi je vous aime, CoeurdeCanard

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s