3 magazines qui m’inspirent

Après deux articles pas très très joyeux, disons-le, aujourd’hui on va parler de choses qui m’inspirent au quotidien et plus précisément de magazines ! Ils sont beaux, hyper colorés et ultra positifs. J’en ai sélectionné trois qui méritent vraiment que l’on parle plus d’eux selon moi. On va commencer avec le plus connu d’entre eux.

FLOW magazine

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« La curiosité est un merveilleux défaut »

Rien que leur slogan déjà, je suis conquise. Si je devais décrire ce magazine en un seul mot, je choisirais le mot Partage. Il y a tellement de thèmes différents abordés et de sujets qu’on voit peu ailleurs. J’en apprends énormément à chaque numéro et Flow nourrit intensément mon cerveau vorace. Le magazine est divisé en cinq grandes parties : Belles rencontres / Esprit libre / Extra & ordinaire / Petits Plaisirs et Douceurs de vivre. Chacune de ces catégories est séparée par un intercalaire en papier plus épais, illustré par un artiste différent à chaque numéro. je les trouve superbes et j’en ai même encadré un du dernier numéro.

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Flow est toujours accompagné de petits cadeaux papiers, comme des carnets, petits cahiers d’exercices, guirlandes, poster et même un photophore papier dans le dernier ! En tant que grande fan de papeterie, cela me comble. Ce que j’aime dans ce magazine, c’est découvrir des personnes extraordinaires, leurs hobbies, leurs projets et les choses merveilleuses qu’elles ont entreprises. Flow aborde aussi des sujets plus tourné sur le psychologique et la psychanalyse avec des articles très complet. Vous l’aurez compris, on y retrouve donc beaucoup de choses, toutes plus intéressantes les unes que les autres, on y trouve forcément son bonheur et je ne loupe jamais un numéro !

Mollie Makes 

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Mollie Makes est bien plus tourné vers la création et le DIY. Il contient également plusieurs pages inspirations justement, avec de jolies photos et d’idées déco notamment. Lui aussi est accompagné de petits papiers créatifs – je vais finir parles collectionner ! – C’est un magazine récent en France, seulement 6 numéros sont sortis pour le moment, et c’est en parti grâce à lui que j’ai envie de reprendre les loisirs créatifs et le DIY ! Et contrairement aux idées reçus, on peut faire beaucoup de choses avec peu de matériel et à faible coup.

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Respire 

Alors Respire c’est un bébé magazine puisqu’il vient d’arriver parmi la flopée qui existe déjà. Et je vous le dis d’avance, il a déjà sa place parmi les plus grands et je m’y suis abonnée pour 6 mois soit 3 numéro – oui oui dès le premier comme ça, j’ai la confiance

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Ce magazine est tout doux, très diversifié, original et le tout en simplicité. J’ai eu un véritable coup de coeur pour son ensemble et ses pages qui ont ravies mes petits yeux.

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 Et dans celui-ci aussi on découvre des petits cadeaux papiers et un espace créativité. Ce magazine nous apprend à prendre soin de nous, de notre corps et de notre âme pour que les deux fassent bon ménage. On y trouve aussi tout un chapitre sur la pleine conscience ou l’art de vivre le moment présent. Les articles sont ultra complet et on y trouve certaines pages que l’on ne verra pas ailleurs.

Je suis vraiment tombée sous le charme.

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Voilà donc les trois magazines que j’ai plaisir de retrouver dans les rayons de mon supermarché dès qu’un nouveau numéro fait son entrée. Les trois me procurent un bon moment de détente et rebooste ma créativité et mon imagination. Pour moi ce sont des petits trésors sur papier.

Et vous, quel est votre magazine préféré ? 

CoeurdeCanard

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Le monde blanc

Dimanche 15 janvier, 16H03, arrivée aux urgences. On me fais patienter une heure, sur une chaise, alors que je ne peux pas rester assise plus de cinq minutes. Je lutte, je suis à deux doigts de m’allonger au milieu de la salle d’attente. Les autres patients me regardent me tortiller tel un insecte victime d’une toile d’araignée. Ils sont tous blessés, ils savent ce qu’ils ont, ils sont plutôt sereins. Pas moi, mon self-control est bancal, il peut basculer du mauvais côté à tout moment. J’ai plongé au milieu des pages d’un bouquin, être dans l’espace ou au milieu du désert m’a fait mettre de côté cette douleur. Mon esprit vagabondait pendant que mon corps lâchait prise.

On finit par me mettre le fameux bracelet, un bracelet de maternité pour adulte malade, c’est ce que je me dis à chaque fois, ça me fait sourire légèrement. Il est enfin temps de m’emmener dans un box, d’enfiler ma tenue de papier et d’attendre. Attendre quelque chose de concret. Pas un énième test ou un faux semblant de réponse, non, je veux savoir. Alors j’attends. Je les vois défiler, ce n’est jamais la même personne, j’enchaine les examens comme je pourrais enchainer les tasses de café habituellement. On me dit que mon accompagnant va enfin pouvoir entrer. Cette idée me soulage, j’ai besoin de voir une tête familière. Ma joie redescends vite quand on me dit que l’on m’emmène pour un autre examen avant même que j’ai pu le voir. Je craque à l’échographie de mes reins, et du reste par la même occasion. C’est la deuxième fois que je me dis que je suis là pour un problème et non pour quelque chose qui pourrait me rendre heureuse. Le médecin qui me suis c’est Germaine, la limace de Monstres et Compagnie. Il est tout aussi mou et blasé. Je rigole intérieurement bien qu’il m’énerve aussi puisqu’il vient pour ne rien me dire au final.

J’entends les autres manger, j’ai faim, j’ai soif, mais je n’ai encore le droit à rien et toujours cette aiguille plantée dans le bras qui engourdi mes doigts. Mes nerfs me titillent depuis la salle d’attente, d’abord la main droite, puis l’ensemble du côté droit de mon corps. Il n’en faut pas plus à mon self-control pour basculer du côté obscur. Et comme je n’ai rien d’autre à faire, mon cerveau se met à me poser des dizaines de questions, beaucoup trop de « Et si? » rôdent dans mon crâne. Le pire dans ce monde blanc ce ne sont pas les examens ni la douleur, mais le fait de se retrouver face à soi-même, face à ses propres démons. Et là, t’as pas le choix de les affronter. Je suis sortie de là au bout de longues minutes en voyant la seule tête que je connaissais, j’ai vite retrouver le sourire. Parfois je fixais le faux plafond en me disant que je faisais ça au boulot, alors j’imaginais ce qui se cachait derrière, comment ça pouvait être fait. C’est débile mais ça me rassurait. Un peu. Germaine est revenue, toujours sans nouvelles mais avec un nouvel examen. M’enfoncer un espèce de coton-tige sur fil, dans le nez, jusqu’au niveau de mes yeux. J’avais les mains prêt à l’étrangler – quand je vous dit que je passe du côté obscur, je rigole pas.

Changement de service.

Puis je suis tombée sur Marraine la bonne fée pour mon dernier examen, pleine de compassion et protectrice. Elle m’a chouchoutée et s’est plainte à ma place. Elle savait que je saturais et qu’il était déjà trop tard. Alors elle m’a parlée comme si on se rencontrait dans un lieu public, elle m’a fait un compliment sur ma robe et la pierre que je portais autour du cou, j’ai souris comme une enfant heureuse. C’est dans ces moments noirs qu’on se rend vraiment compte des petits bonheurs du quotidien. Le temps de quelques secondes, on voit un rayon de soleil.

Les résultats ont finis par tomber, c’est pas terminé, mais je peux sortir. Je prends plaisir à jeter ce papier qui me sers de vêtement pour sentir le coton se poser sur moi. Suivre le panneau de sortie m’enchante. Sentir l’air frais me caresser me rassure. Respirer dehors, une libération, j’ai l’impression de ne pas l’avoir fait depuis des jours. C’est tellement agréable que mon aiguille interne se pose directement sur bien-être. J’ai toujours mal, mais mettre des mots sur ça, ça enlève un poids à la douleur. Ce n’est pas que moral, je le ressens aussi physiquement. Je ne pense plus qu’à manger. On s’arrête au premier fast food où j’engloutis quasiment deux menus. Il me fallait au moins ça. Puis je rentre chez moi, exténuée.

La dernière chose que je fais avant de me coucher, c’est de couper mon bracelet d’identité en me disant : Encore une (re)naissance.

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