Mon coeur aussi est claustrophobe.

Je le sens, il est à l’étroit. Il s’y ai habitué à sa petite cage dorée, il y a surtout survécu, mais parfois il continue à paniquer. Et il hurle pour me le faire comprendre. Ses battements sont saccadés, sa chair vient se loger entre les barreaux. Cette cage est bien trop solide pour qu’il la brise, alors il étouffe. Et moi avec. J’essaie toujours de l’apaiser, je lui chante une berceuse et je lui répète à quel point il est fort. Vous n’imaginez même pas de quoi il est capable, même moi j’ai parfois du mal à y croire. Et lui aussi. Je le vois souvent fatigué, me demandant si il en a marre et si parfois il ne voudrait pas plutôt abandonner. J’ai tort de penser ça, il a fait – et continue de faire – tellement pour moi. Alors j’essaie de lui rendre au maximum, parce que sans lui je ne suis rien.

C’est toujours lui que j’écoute. Même quand il se dispute avec le Monsieur là haut, c’est toujours lui que je choisis. Appelez ça du favoritisme si vous voulez, mais j’ai toujours été déraisonnée, et je ne vois pas ça comme un défaut, parce qu’il ne m’a jamais déçue. Je n’ai jamais rien regretté et il me fais vivre des choses merveilleuses. Ensemble, on repousse nos limites.

Il est cabossé, pleins de fissures, fragile malgré les petits pansements que je lui colle. Évidemment ça ne réparera jamais tout, mais le tartiner de baume, ça fait quand même du bien. Et puis ça lui permet de me partager ses rêves, de vouloir toucher les étoiles et surtout de me parler d’amour. L’amour est notre moteur, sans lui nous serions vide et je parierais le soleil que sans lui, il aurait tout abandonné depuis bien longtemps.

Parce que nous n’avons aucune explication scientifique, ni même d’hypothèse, je me résous à dire que l’amour nous fais tenir debout et qu’il est notre remède. Alors oui c’est utopiste et totalement décalé, mais quand on a rien à vous proposez, ben on s’accroche à ce que l’on a ; l’amour ou une bonne étoile, le résultat est le même. Je suis encore là.

Vingt ans sur le champ de bataille, vingt ans à défier les statistiques, vingt ans de survie. Vingt ans ça me paraît tellement énorme, et pour cause, c’est quasiment toute ma vie.

Parce que oui, mon coeur aussi est claustrophobe.

 

Le monde blanc

Dimanche 15 janvier, 16H03, arrivée aux urgences. On me fais patienter une heure, sur une chaise, alors que je ne peux pas rester assise plus de cinq minutes. Je lutte, je suis à deux doigts de m’allonger au milieu de la salle d’attente. Les autres patients me regardent me tortiller tel un insecte victime d’une toile d’araignée. Ils sont tous blessés, ils savent ce qu’ils ont, ils sont plutôt sereins. Pas moi, mon self-control est bancal, il peut basculer du mauvais côté à tout moment. J’ai plongé au milieu des pages d’un bouquin, être dans l’espace ou au milieu du désert m’a fait mettre de côté cette douleur. Mon esprit vagabondait pendant que mon corps lâchait prise.

On finit par me mettre le fameux bracelet, un bracelet de maternité pour adulte malade, c’est ce que je me dis à chaque fois, ça me fait sourire légèrement. Il est enfin temps de m’emmener dans un box, d’enfiler ma tenue de papier et d’attendre. Attendre quelque chose de concret. Pas un énième test ou un faux semblant de réponse, non, je veux savoir. Alors j’attends. Je les vois défiler, ce n’est jamais la même personne, j’enchaine les examens comme je pourrais enchainer les tasses de café habituellement. On me dit que mon accompagnant va enfin pouvoir entrer. Cette idée me soulage, j’ai besoin de voir une tête familière. Ma joie redescends vite quand on me dit que l’on m’emmène pour un autre examen avant même que j’ai pu le voir. Je craque à l’échographie de mes reins, et du reste par la même occasion. C’est la deuxième fois que je me dis que je suis là pour un problème et non pour quelque chose qui pourrait me rendre heureuse. Le médecin qui me suis c’est Germaine, la limace de Monstres et Compagnie. Il est tout aussi mou et blasé. Je rigole intérieurement bien qu’il m’énerve aussi puisqu’il vient pour ne rien me dire au final.

J’entends les autres manger, j’ai faim, j’ai soif, mais je n’ai encore le droit à rien et toujours cette aiguille plantée dans le bras qui engourdi mes doigts. Mes nerfs me titillent depuis la salle d’attente, d’abord la main droite, puis l’ensemble du côté droit de mon corps. Il n’en faut pas plus à mon self-control pour basculer du côté obscur. Et comme je n’ai rien d’autre à faire, mon cerveau se met à me poser des dizaines de questions, beaucoup trop de « Et si? » rôdent dans mon crâne. Le pire dans ce monde blanc ce ne sont pas les examens ni la douleur, mais le fait de se retrouver face à soi-même, face à ses propres démons. Et là, t’as pas le choix de les affronter. Je suis sortie de là au bout de longues minutes en voyant la seule tête que je connaissais, j’ai vite retrouver le sourire. Parfois je fixais le faux plafond en me disant que je faisais ça au boulot, alors j’imaginais ce qui se cachait derrière, comment ça pouvait être fait. C’est débile mais ça me rassurait. Un peu. Germaine est revenue, toujours sans nouvelles mais avec un nouvel examen. M’enfoncer un espèce de coton-tige sur fil, dans le nez, jusqu’au niveau de mes yeux. J’avais les mains prêt à l’étrangler – quand je vous dit que je passe du côté obscur, je rigole pas.

Changement de service.

Puis je suis tombée sur Marraine la bonne fée pour mon dernier examen, pleine de compassion et protectrice. Elle m’a chouchoutée et s’est plainte à ma place. Elle savait que je saturais et qu’il était déjà trop tard. Alors elle m’a parlée comme si on se rencontrait dans un lieu public, elle m’a fait un compliment sur ma robe et la pierre que je portais autour du cou, j’ai souris comme une enfant heureuse. C’est dans ces moments noirs qu’on se rend vraiment compte des petits bonheurs du quotidien. Le temps de quelques secondes, on voit un rayon de soleil.

Les résultats ont finis par tomber, c’est pas terminé, mais je peux sortir. Je prends plaisir à jeter ce papier qui me sers de vêtement pour sentir le coton se poser sur moi. Suivre le panneau de sortie m’enchante. Sentir l’air frais me caresser me rassure. Respirer dehors, une libération, j’ai l’impression de ne pas l’avoir fait depuis des jours. C’est tellement agréable que mon aiguille interne se pose directement sur bien-être. J’ai toujours mal, mais mettre des mots sur ça, ça enlève un poids à la douleur. Ce n’est pas que moral, je le ressens aussi physiquement. Je ne pense plus qu’à manger. On s’arrête au premier fast food où j’engloutis quasiment deux menus. Il me fallait au moins ça. Puis je rentre chez moi, exténuée.

La dernière chose que je fais avant de me coucher, c’est de couper mon bracelet d’identité en me disant : Encore une (re)naissance.

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Paralysies du sommeil, mon expérience.

Depuis un bon moment je me tâte à écrire sur les paralysies du sommeil car ma dernière expérience a été traumatisante.. J’ai dû mettre quelques jours avant de réussir à en parler, à écrire tout ce qui s’est passé pour ne rien oublier et enfin à poser des mots là dessus, sur papier. C’est un sujet peu connu dont les effets pourraient nous faire passer pour des fous. Il y a du réel, souvent des hallucinations, et c’est difficile de démêler le vrai du faux.

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En faisant un sondage sur Twitter je me suis rendue compte que très peu de personnes connaissaient ces troubles du sommeil, alors petite définition simplifiée pour mieux comprendre la suite de cet article :

« La paralysie du sommeil est un trouble du sommeil qui advient à l’endormissement (état hypnagogique) ou au réveil (état hypnopompique). Caractérisée par l’impossibilité de bouger ou de parler, elle est souvent associée à une sensation de présence inquiétante et à des hallucinations. L’état de paralysie dure généralement de quelques secondes à plusieurs minutes. »

Après, soit-disant ça arrive dans certaines circonstances, mais je me passerais de vous les citer car ce n’est absolument pas mon cas, car les miennes ne sont jamais survenues dans les conditions décrites – bien que dans les quelques témoignages que j’ai reçu, c’était le cas pour ces personnes là.

1 personne sur 5 le vit une fois dans sa vie et une seule fois. Et dans ces 20%, même pas 1% en font plusieurs au cours de leur vie, voir régulièrement. Ce qui fait peu de monde au final. Chaque personne réagit différemment, j’ai eu très peu de témoignages similaires.

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Source : Pinterest
Mes expériences 

Première expérience marquante : J’ai tout d’abord pensé à un cauchemar. Et dans ces moments là, je deviens toujours consciente et j’arrive à me réveiller seule. Mais là c’était différent. J’étais paralysée, je sentais une présence derrière et au dessus de moi mais j’étais incapable de me retourner ou de me réveiller. Parce que je l’étais déjà finalement. Je voyais une ombre passer au plafond et la peur commençait à prendre le dessus car je n’étais pas maître de mon corps. Puis je me suis réveillée. Du moins je le croyais, car la même scène s’est répétée. Et tout ça s’est encore déroulé, trois fois de suite. Tout ça a duré plusieurs minutes et une fois sortie de cet état, dès que j’ai pu bouger, je suis tout de suite sortie de ma chambre, totalement désorientée, à me répéter cette question « J’en suis vraiment sortie où je suis encore là dedans ? » Quand on perds le contrôle la peur prend forcément sur le dessus, je n’ai pas dormi de la nuit suite à ça, j’étais sur mon canapé à chercher des explications à tout ça. J’étais surtout en recherche de rationnel, vivre des mises en abyme ça peut rendre fou, car on se demande sans cesse ce qui est réel ou non pour savoir si on est toujours bloqué dans une autre « dimension » ou pas.

Deuxième expérience traumatisante : Pour celle-ci je vous laisse avec les mots que j’ai écris deux/trois jours après, encore sous le choc, et je vous laisse dénouer ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.

« J’étais là, entourée de personnes formidables. On riait, on avançait, on ne savait pas où, mais on s’en fichait, on était heureux. Puis le monde s’est subitement mis à tourner. J’ai été téléportée dans le lit de l’enfer. Ma plus vieille ennemie est revenue me rendre visite, et elle a pris mon contrôle, elle voulait jouer. J’étais paralysée, je ne pouvais même pas lever le petit doigt. J’étais comme une énorme pierre, incapable du moindre mouvement. Pourtant j’étais bien dans mon lit, c’était réel. Et c’est là que la pleine conscience a totalement fait surface. Cette tendre ennemie m’a laissée être terrifiée avant de commencer à jouer avec moi, il n’y a pas plus sadique. J’ai voulu m’échapper, j’étais soulagée de trouver l’interrupteur qui se situe à coté de mon lit. Le répit a été court, la lumière ne s’est jamais allumée. Il y avait des centaines d’interrupteurs sur MON mur. C’était son premier jeu. J’en essayais des dizaines avant de me rendre compte qu’elle échangeait leurs places à chaque fois que j’appuyais sur l’un d’eux. J’ai tourné la tête vers ma porte entrouverte, elle était là, assise sur mon canapé. J’étais toujours consciente malgré la terreur qui s’emparait de moi. Puis elle s’est levée et s’est avancée très lentement vers moi, comme pur faire durer son plaisir. Elle riait tellement fort que sa silhouette se déformait sous ses éclats de rire. Puis elle m,’a attrapée, mon coeur s’est arrêté. Trou noir.

J’ai fini par me réveiller, toujours dans mon lit. J’ai mis quelques secondes avant de comprendre que je me voyais, de mon plafond. Je me regardais. Est-ce que j’étais morte ? Même un dixième de seconde ? J’ai lutté, je me suis battue contre moi-même et je ne sais même pas comment je me suis réveillée à nouveau, mais dans le noir complet cette fois-ci. Dans un silence morbide. Je n’osais pas bouger, ni même allumer la lumière. J’avais peur qu’elle soit toujours là. J’étais traumatisée d’avoir vécu ça en pleine conscience et pas comme un simple cauchemar.

Puis je me suis levée, j’ai bu un grand verre d’eau et je me suis assise sur mon canapé. J’ai allumé une cigarette. J’étais totalement vide. Mais en vie. »

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source : Pinterest

Mes expériences de paralysies du sommeil ont toujours été sous forme de mises en abyme qui me font perdre le sens de la réalité. Imaginez vous bloqué avec vos plus grandes peurs, à l’intérieur de vous. C’est le chaos. Surtout quand vous vivez seule et qu’il n’y a personne pour vous réveillez, ça peut durer de très longues minutes. La dernière que j’ai faites – que je vous raconte juste au dessus – aura quasiment duré une trentaine de minutes. C’est long, très long.

Au fil du temps et des crises j’y ai trouvé un peu de positif. Parce que même si tout cela est très noir, je me dois de finir mes articles sur une note positif comme je le fais chaque fois. J’ai découvert certains recoins de mon cerveau, j’en ai approfondis d’autres et cela m’a aussi permis de prendre le contrôle de ce cerveau malade et de gérer certaines crises, comme mes migraines ou mes nerfs. J’ai également découvert une nouvelle facette de la pleine conscience, bien plus poussée. Et d’un autre côté je trouve cela fascinant ce dont le cerveau est capable de faire en cas de crise, il est très fort.

 

Vous connaissiez les paralysies du sommeil ? Vous en avez déjà vécue une ?

CoeurdeCanard

Les gens heureux écrivent-ils ?

Si l’on revient quelques années en arrière, j’écrivais pour extérioriser, pour dégueuler ma douleur et me libérer de ces mots de souffrance qui me bloquait la gorge et les entrailles. Écrire a toujours été la meilleure des thérapies dans mon cas. Au fur et à mesure que l’encre coulait sur le papier, mon corps se libérait des petits démons qui pouvait s’y cacher. C’est tellement facile d’écrire la douleur, la colère ou la souffrance. C’est facile d’écrire le mal. Il y a tellement de mots pour parler de lui.

Mais le bonheur ? Pourquoi on écrit pas sur lui ?

Mon esprit et mon corps sont en paix, il n’y a donc aucun parasite à évacuer. Si tout va bien, mon cerveau n’a aucun message de détresse à transmettre, aucune communication pour l’encre qui attend de couler. Les mots ne sont pas logés au même endroit et ils sont difficiles à trouver quand il s’agit du bonheur. Avant je pensais même que c’était une légende de pouvoir écrire et être heureux à la fois. Parce que si le malheur sortait par l’écriture chez moi, le bonheur lui s’exprimait au niveau de mon corps, mes gestes, mes fossettes et mes ridules. Il ne se voyait pas, il se contentait de combler chaque pore de ma peau et c’est suffisant. J’ai pas besoin de le dire, il est là, c’est tout. 

Et si je veux aller plus loin ?

C’est un exercice difficile d’exprimer les émotions et sensations positives. Il faut trouver des tas de mots et faire le bon assemblage afin d’avoir une phrase correcte ou ne serait-ce que potable. Parce que le bonheur, la joie ou l’amour, tu le vis, avec chaque centimètre carré de ta peau et de ton âme. Pas avec des mots. 

Puis admettons le, la nature de l’être humain fait qu’il compatis plus qu’il n’est heureux pour quelqu’un d’autre. Pour les incomplets en tout cas. On peut écrire le bonheur, mais ça intéresse moins, ou on ose pas, de peur de le rendre moins beau, ou de le tâcher. Puis surtout on y pense pas, puisqu’il s’occupe de nous animer. 

Free boobs

Les seins font partie de l’anatomie de chaque femme et pourtant ils restent des sujets très tabous. Mais pourquoi l’aperçu de l’un de nos tétons choquent-ils et pas ceux d’un homme ? Pourquoi une femme qui allaite son enfant ça choque ? C’est pourtant la chose la plus naturelle du monde pour une mère et sa progéniture non ? Pourquoi sur certains réseaux une photo d’une femme topless reçoit un message disant que le contenu peut choquer et qu’on ne dit rien pour un contenu rempli de violence ? Je me pose souvent ces questions et je n’ai toujours pas de réponses, c’est ahurissant et franchement ça me dépasse. Et pourtant, malgré tout ça, j’ai décidé que les miens feraient leur vie comme ils le souhaitent. C’est pas forcément de la provocation mais si je suis plus à l’aise comme ça, je ne vais pas m’en priver.

Puis il y a de nombreux mois je me suis demandée pourquoi je portais certains genre de soutien-gorge alors que je n’étais pas forcément à l’aise dedans. Surtout avec tous les mouvements que je faisais que ce soit en restauration ou en faisant du sport. Alors j’ai commencé à réfléchir à certaines alternatives. J’ai tout de suite pensé aux brassières. Pour le sport c’est le top mais en dehors, l’amatrice de lingerie et de dentelle que je suis est déçue. 

source : we heart it

Puis j’ai découvert les triangles. Aucune armature, un minimum de soutien, juste ce qu’il me fallait. Sauf qu’à l’époque -bonsoir la mamie – Il n’existait pas énormément de modèles. Heureusement aujourd’hui on en trouve à la pelle, des magnifiques et remplis de dentelles pour mon plus grand bonheur. La plupart du temps je ne porte que ça. Voir plus rien.

Sauf que ça n’a pas été simple au départ. Parce que pour notre société, faut croire que les tétons d’une femme sont le diable en personne. Et même si tu vois juste son relief sous un tee-shirt, ça reste le mal. Parce que même avec un triangle ou un corbeille ça peut arriver car il n’y a aucune coque ou rembourrage. Au départ je pensais qu’on allait regarder que ça si je sortais comme ça, puis au final pas vraiment. J’ai commencé à ne plus rien mettre sous des gros pulls c’est le plus simple pour habituer à laisser ses seins en liberté. Et là je me suis sentie tellement à l’aise, j’étais dans le même état qu’Elsa « Libéréééé délivrééé« .

Et maintenant je le fais quand j’en ai envie, même avec des mini crop top. En aucun cas c’est provocateur, j’en ai envie et c’est tout. Et sachez qu’au fil du temps, je me suis rendue compte qu’IRL il y a certes quelques regards mais personne ne m’a jamais rien dit, les regards ne sont pas insistants, bref ça n’a pas l’air de poser problèmes contrairement aux médias. 

source : we heart it

Aujourd’hui je suis carrément fière d’être assez à l’aise dans mon corps pour sortir les tétons à l’air en se foutant totalement si on les apercevra ou non. Je suis fière d’avoir de la lingerie pour le plaisir et non par besoin

FREE BOOBS

Et vous les filles, c’est quoi votre rapport aux soutiens-gorge ? 

CoeurdeCanard

2 ans sans télé, mon bilan.

En réalité on peut enlever quelques semaines à ces deux ans, mais on ne va pas chipoter puisque même au bout d’un an, le constat reste le même qu’aujourd’hui. Avant même que je ne me coupe de ce monde qu’est la télévision, je la regardais que très peu. Comme je me levais très tôt, j’étais par contre une adepte des dessins animés qui passaient sur les différentes chaînes de la TNT – l’enfant qui sommeille en moi est toujours là -, je regardais également quelques émissions comme Touche pas à mon poste – qui était encore sur France 4, la vieille époque – et parfois quelques jeux télévisés. A cette époque, je la regardais déjà tellement peu que je n’ai pas vraiment de souvenirs de ce que je regardais vraiment. Je finissais par la regarder d’un oeil et d’une oreille, je faisais toujours quelque chose d’autre à côté. J’ai fini par m’y désintéresser totalement et ma télévision était allumée seulement pour avoir un fond sonore quand j’étais seule à la maison. Puis j’ai fini par ne plus l’allumer du tout. Je préférais mettre une playlist que j’adorais et de m’occuper avec des activités qui me plaisait bien plus.

C’est d’ailleurs à cette période que le blogging est devenu l’un de mes passe-temps favoris. Je passais le plus clair de mon temps mon appareil photo à la main et à pianoter sur mon clavier. C’est aussi là que j’ai repris à lire, beaucoup plus, comme quand j’étais plus jeune. J’ai redécouvert cet amour de la lecture qui s’était dissipé et depuis cet amour ne fait que grandir. J’ai remplacé ma télévision par une bibliothèque.

source : Tumblr
source : Tumblr

Regarder la télé ne m’intéresse plus du tout, à l’heure actuelle je considère ça comme une perte de temps. Si je suis quelque part où une télé est allumée, je ne vais même pas tourner la tête pour voir ce qu’elle me propose. Je suis arrivée à un stade où je suis totalement désintéressée, je trouve que, ce qu’elle me propose aujourd’hui ne m’apporte plus aucun intérêt. Je vais être crue mais je trouve les émissions d’aujourd’hui débiles, et même carrément mauvais si je prends l’exemple des télé-réalités. La télévision ne me divertit plus. Les programmes tournent en rond, c’est du vu et revu, également au niveau des reportages, elle ne m’apprend donc plus rien non plus. Et c’est comme ça que j’ai finis par l’abandonner et que j’ai fini par chercher ailleurs de quoi nourrir mon cerveau.

Quand j’en parle autour de moi, ça choque beaucoup car tout le monde est habitué à voir une télévision dans chaque foyer. On me trouve l’excuse de la génération internet puisque j’ai grandis avec, pourtant je connais encore très peu de personnes de mon âge qui ne regarde pas la télévision, même occasionnellement. « Mais du coup t’es pas au courant des dernières nouvelles ? Tu ne regarde même pas les infos ? » Justement j’ai internet pour ça. D’ailleurs ma mère vient souvent me voir pour me parler des nouvelles importantes qu’elle a entendu à la télévision et je lui réponds souvent : Je sais je viens de le voir sur internet. Ne pas regarder la télévision ne fait pas de moi une personne coupée du monde.

Je n’aime plus la télévision, en deux ans elle ne m’a jamais manquée et oui je vis très bien sans la regarder.

Et vous, quel est votre rapport à la télévision ? Je veux tout savoir !

Je vous embrasse, CoeurdeCanard

Vivons.

Mon éxutoire à moi, c’est l’écriture. Habituellement je ne partage pas mes écrits. Je suis le genre de fille à tout garder pour elle, face aux autres je suis totalement impassible. Incapable d’exprimer le moindre sentiment, parfaitement maître de moi-même, telle une machine pré-programmée. Et pourtant aujourd’hui je vais me mettre à nue devant vous, parce que mon coeur vole en éclats.

Un jour, une personne qui m’est chère m’a dit : « J’aimerais bien entrer dans ta tête et savoir à quoi tu penses, ce que tu caches. » Je lui ai répondu qu’il ne fallait mieux pas, que c’était un véritable bordel. Ce qui va suivre est une partie de ce bordel. Mes mots seront sûrement désordonnés, tout autant que mes maux.

J’ai la chance de pouvoir m’exprimer, et pourtant je me bloque, je continue de me refermer sur moi-même. Mais aujourd’hui tout ça c’est terminé, j’ai décidé de m’ouvrir, de partager mes joies et mes peines parce que certains ne le peuvent pas. Pas encore. Je pense notamment à cette jeune femme qui m’a écrit hier matin. Ses mots m’ont profondément touchés, à tel point que j’en ai versé quelques larmes. Je ne la connais pas personnellement, on parle de temps en temps mais ça s’arrête toujours là. Mais pas aujourd’hui. Le virtuel devient réel. J’aimerais traverser cet écran pour être à côté d’elle, la serrer dans mes bras et la soutenir jusqu’au bout.

Pour certains c’est normal, pour d’autres c’est incompréhensible. Mais vous savez, depuis la mort d’un ami il y a cinq ans de cela, il m’était impossible de pleurer -à une seule exception près- que ce soit seule ou devant quelqu’un. Tout cela change depuis quelques semaines, je suis perdue, totalement déboussolée, envahie par des émotions que j’avais oubliées. Mais je m’ouvre, du mieux que je peux, et je revis. Ce tas d’émotions n’est pas toujours facile à gérer, et encore moins quand on a passer des années avec une armure de diamants sur le dos, j’étais intouchable. Mais ça me fais un bien fou de pouvoir la retirer, elle devenait tellement lourde. On m’a souvent demandé d’où je tenais ma force et mon état d’esprit actuel, tout ça vient de mon passé, des atrocités que j’ai vu et qui m’ont hantées. De la mort qui se fait très présente autour de moi et qui m’a épargnée de nombreuses fois. Elle rôde, elle me nargue, elle attaque ceux que j’aime et elle me laisse, là, seule. Une vie en solitaire.

Et c’est pour cela que j’ai décidé de vivre, et non de survivre. Je me suis rendue compte très jeune que la vie est précieuse, elle ne tient qu’à un fil. Un fil qui peut rompre à tout moment. Tout peut s’arrêter demain. Les évènements tragiques de ce 13 novembre nous l’ont encore prouvés, pour notre plus grand malheur. Mais tout comme après Charlie Hebdo, je continue de vivre.

Rien au monde ne m’empêchera de m’exprimer, d’écrire, de rire aux éclats, de boire un café en terasse tout en fumant une cigarette, de bouffer les mots des bouquins, de danser, d’aller voir mes artistes préférés en concert, de dessiner, de réaliser mes rêves, d’aimer mon pays et d’aimer tout simplement. C’est l’amour, l’amour avec un grand A qui m’anime. Comment pourrais-je vivre sans ? L’Amour est beau, l’Amour est grand, il est parfois douloureux, parfois surprenant mais il restera toujours magique.

La plupart diront que je suis bien trop utopiste, mais c’est moi. On ne me changera pas.

Mon coeur n’a aucune place pour la haine.

Aimons-nous.

Moi je vous aime, CoeurdeCanard